Tout comme la physionomie du lit mineur, celle de la ripisylve détermine la qualité écologique d’un cours d’eau. La gestion des ripisylves par les propriétaires riverains dont les obligations sont fixées par le code de l’Environnement (article L 215-14), le cas échéant par les syndicats de rivière, apparait indispensable au bon fonctionnement des cours d’eau.
La gestion du bois mort présent dans le cours d’eau et sur les berges doit être mûrement raisonnée et adaptée au contexte de l’intervention. Elle doit répondre à un objectif précis comme la protection d’un pont situé à l’aval (lorsque le bois mort est facilement mobilisable lors des crues), la prévention de phénomène d’érosion dommageable par exemple. Une suppression systématique du bois mort serait particulièrement nuisible à une grande partie de la faune des écosystèmes aquatiques.
Une gestion adaptée et raisonnée de la ripisylve réalisée, à l’échelle de portion cohérente de cours d’eau permet d’aboutir à un équilibre satisfaisant entre le fonctionnement des écosystèmes aquatiques, la dynamique fluviale et les usages associés au cours d’eau (loisirs nautiques, activités riveraines comme l’agriculture…). Ce type d’approche prend tout son sens lorsqu’il est mis en œuvre par un syndicat de rivière dans le cadre de l’intérêt général en substitution aux propriétaires riverains.